LENOIR ET MERNIER - LCAB

Faut-il menacer pour être écouté ?

3 Avril 2010, 08:08am

Publié par LENOIR ET MERNIER - LCAB

Actuellement dans l’actualité :

SODIMATEX une usine de fabrication de moquette pour voiture à Crépy en Valois, dans un bassin sinistré de l’Oise, fait actuellement la une de l’actualité.

Les 92 salariés dont l’usine a fermé en avril 2009, menace de faire exploser une citerne de gaz si le groupe Trèves ne verse pas d'indemnités supra légales à hauteur de 21 000 euros, comme pour leurs collègues précédemment licenciés. De véritables négociations commencent à s’ouvrir…

Malheureusement la menace reste bien souvent la seule arme dont dispose les salariés pour réclamer plus de justice sociale face a des patrons protégés, arrogants et n’hésitant pas à spéculer en sacrifiant des familles entières.

Malheureusement il faut également constater la frilosité de la plupart des dirigeants politiques ou syndicaux à soutenir des salariés qui ont déjà tout perdu.

Et encore parfois des élus ou des responsables syndicaux prennent position contre les salariés licenciés (Lenoir et Mernier-LCAB, Continental ……).

Alors bien sûr, il ne reste bien souvent que la menace et l’action, pour se faire entendre et réussir a obtenir satisfaction.

Il ne s’agit pas d’approuver, bien au contraire, mais simplement de faire comprendre que parfois il suffit de négocier ou de trouver un médiateur et de jouer pleinement son rôle politique ou syndical, afin d’éviter des actions extrèmes, mais malgré tout payantes :

Ø    Cellatex. De l’acide dans la Meuse et 12 000 euros d’indemnités

Eté 2000. Les 160 salariés de l’usine Cellatex, société de filature de viscose à Givet (Ardennes), apprennent que leur entreprise est en liquidation judiciaire. Leur dernier patron en poste était autrichien et avait disparu de la scène un an auparavant.

·         Menace. L’utilisation du stock de 46 tonnes de sulfure de carbone, 56 000 litres d’acide sulfurique et 90 tonnes de soude forte qui sont entreposés dans l’usine, accompagnée du slogan « Jusqu’au boum boum boum ».

·         Passage à l’acte. 5 000 litres d’acide déversés dans la Meuse (ce qui n’était un leurre).

·         Les suites. Un protocole de sortie de conflit et des indemnités de licenciement de près de 12 000 euros par salarié, à l’été 2000.

Ø    Moulinex. « Du fric ou boum »

Novembre 2001. L’usine de Moulinex de Cormelles Le Royal (Basse-Normandie) ferme, les salariés contestent le plan de licenciement massif.

·         Menace. L’explosion de tonneaux remplis de substances inflammables déposés autour de l’usine, accompagnée du slogan « Du fric ou boum ».

·         Passage à l’acte. Un bâtiment incendié et la séquestration de Michel Bove, le délégué interministériel chargé de Moulinex.

·         Les suites. Une augmentation des indemnités de licenciement et des primes additionnelles pour certains salariés.

      Metaleurop Nord. Un véritable plan social

Janvier 2003. Les 830 employés de l’usine Metaleurop Nord de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) apprennent au journal télévisé qu’ils sont licenciés sans préavis, suite au redressement judiciaire de la fonderie de plomb et de zinc dans laquelle ils travaillent.

·         Menace. L’utilisation du chlore, du nitrate et d’autres acides stockés dans la fonderie.

·         Passage à l’acte. Des pains de sodium sont déversés dans le canal de la Deûle.

·         Les suites.. Un plan social financé par les pouvoirs publics, des indemnités de licenciement, le reclassement des salariés.

     Lenoir et Mernier-LCAB. Les prud’hommes interviennent

Mars 2008 : les 132 salariés du fabricant de boulons Lenoir et Mernier, à Bogny-sur-Meuse (Ardennes), sont licenciés, l’entreprise liquidée  et le PDG mis en examen pour malversation.

·         Menace. Le déversement du stock de centaines de litres d’acide chlorhydrique dans la Meuse et une petite cuve symbolique posée au-dessus d’une bouche d’égout.

·         Passage à l’acte. Incendie de la maison mère et d’une partie des usines.

·         Les suites. La requalification par le conseil des prud’hommes de Charleville-Mézières, en mai 2009, des licenciements économiques en « licenciements sans cause réelle et sérieuse », et un droit à des indemnités entre 1 500 et 80 000 euros pour les anciens salariés. Des améliorations financières du dispositif CTP.

     Continental. 50 000 euros au lieu de 20 000 euros

Avril 2009 : après le rejet par la justice de leur demande de suspension de la procédure de fermeture du site de Continental à Clairoix (Oise), les salariés du fabricant de pneus expriment leur colère.

·         Menace. « Déjà, dès le premier jour, ils voulaient tout exploser et (mettre) le feu à l’usine », avait annoncé Xavier Mathieu, délégué CGT, en parlant des salariés.

·         Passage à l’acte. Le ravage de la sous-préfecture de Compiègne par des salariés de Continental, le 21 avril.

·         Les suites. Indemnités de départ de 50 000 euros pour chacun des 1 120 salariés licenciés, au lieu des 20 000 euros initialement prévus.

 

Commenter cet article

Cyril LAZARO 14/04/2010 14:09



Excellent article que je reprends en remettant le lien sur le site.


J'espère que tout va bien (mis à part les petits débats internes du syndicat).


Amitiés


Cyril



biloute 07/04/2010 06:24



bonjour,


tiens je connais se langage!!et ses fautes!dite voir h ...  mais tu n'est q'un menteur dans tes propos!!



Claude 06/04/2010 11:25



Hé bien mon colon, on dirait que l’hécatombe continue sur le SMA (syndicat métaux CFDT). Ce message à peine
anonyme, montre les fortes dissensions à l’intérieur du conseil du syndicat.


Le ménage commencerait-il enfin à se faire ?


En tout cas pour information, après la défaite aux élections professionnelles de la CFDT Citroën, c’est au
tour de la CFDT Vistéon-Ford de connaître une véritable débâcle. Il faut dire que dans les élus CFDT Visteon on trouvait des responsables du bureau du syndicat métaux.


Allez encore un effort, Mauroy et Cuny ne sont pas irremplaçables et il est encore temps pour les autres
militants comme le Sedanais d’ouvrir enfin les yeux.



SEDAN 06/04/2010 09:26



Bonjour


j ecris sur ce blog afin d attirer votre attention sur ce qui se passe dans le SMA


je suis écouré de voir le capital cfdt entrain de s'éfriter a cause de 2 individues,pour ne pa dire le secretaire qui manoeuvre seul uniquement pour son bien etre et son confort


resto + voiture de service + F de trajet + telephone +vacances = nos timbres


il est pret a ecarter toutes résistances sans aucune démocratie ah que dire je pensais qu'à la CFDT le D = ?


que dire de l individu !!!!!!!!!


JE VOUS INVITE LE 22 MAI 2010 A CHARLEVILLE POUR UNE AG INTER-MIDIAIRE AVEC UN SPECTACLE ( la mise a lécart ) .est le 23 MAI 2010 A SEDAN AG UL (LA MISE A MORT) d'un syndicaliste convincu.


 je finirai pas lui dire a ce secretaire qu il va trop loin que son mandat n est pas eternel, qu une majoritée de vrais syndicaliste serons la pour le contrée sur sa mauvaise gestion
est de son incopetence.


j espere que vous allez reagir



robert 03/04/2010 11:38



a quand un rebrulage des pneus?