LENOIR ET MERNIER - LCAB

Mobilisation contre la réforme des retraites.

23 Novembre 2010, 08:51am

Publié par LENOIR ET MERNIER - LCAB

Aujourd’hui 23 novembre, s’appuyant sur les grandes mobilisations de ses derniers mois, les syndicats organisent une montée nationale à Paris devant l’Élysée, pour dire à Sarkozy l’opposition des Français a vouloir imposer au peuple une réforme injuste et inefficace.

Oups, désolé ce n'était qu'un rêve !!

Non, non, rien de tout cela, les syndicats vont en ordre dispersé exprimer dans un dernier souffle….Exprimer quoi déjà ?

Les syndicats Ardennais malgré tout se distinguent, après avoir été les premiers à lancer la grève générale reconductible, ils manifestent à titre préventif devant l’usine Delphi a Donchery, qui doit licencier 60 salariés cet été et fermer l’usine en 2012.

Bravo, il faut mieux faire de la prévention que rien du tout. Et de toute façon si l’usine ferme ce seront les associations d’anciens salariés qui interviendront, là où les syndicats laissent malheureusement le champ libre.

 

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valentini 25/11/2010 14:21



 


Si l'usine à gaz a besoin d'Un Maître-Plombier, pas nous!


 


La présidence française a, selon ses propres dires, « tenu bon », demeurant immobile face à la contingence sociale. Ne sont authentiquement français, en effet, que
les patrons et actionnaires. Quels que soient leur âge, leur sexe, leur couleur de peau et leur appartenance nationale et religieuse, ceux-ci sont tous, en effet, de valeureux et
prodigieux guerriers. Le mot guerre est le moyen de donner à l'imbécillité, du génie. Quant au reste résiduel comme en 68, un 68 élargi, il n'a plus qu'à dire: nous sommes tous des
Africains, mis à la porte de l'histoire! Le réalisme a sa propre poésietrouvée, sur une voie de garage, dans le panier
de la ménagère. Mais comment le Luxembourg, même dans un siècle, accueillerait-il, en son sein paradisiaque, toute la misère capitaliste, comme le souhaitent les bonnes âmes? Ce
nivellement avoué, bien entendu, nous nous en réjouissons, l'envisageant comme un acte révolutionnaire, car il pose, en son coeur, l'existence d'une classe sociale que l'idiome standard, de la
puce frénétique aux bits sophistiqués, nie sur tous les tons. Cette classe invisible a d'ailleurs un nom tabou: le prolétariat!Aux attributs
faibles et bas, naturellement. Et pas seulement en termes de revenus et de salaires, surenchérit la bonne âme européenne, qui n'en loupe jamais une, pour se faire valoir, à moindres frais. Ni
tripes, ni boyaux, c'est là sa gloire. La présidence, à l'inverse, unie de tout coeur à la masse, a le sentiment de rejoindre, à sa façon, la foule des mécontents. Ce n'est pas son seul tour de
magie. On la voit rallonger la vie et les jours, donner un cadre d'action à la délinquance et même sauver, en esprit, le monde, du naufrage.


 


L'opposition standard, qui a donné son aval à la chose, il y a trente ans, cherche maintenant, en
amont, comment c'est dieu possible, une machination pareille. Forcément, nous ne pouvons qu'endosser le rôle de médecin-légiste et examiner le mouvement pendant au nez et à la barbe, mais pas à
la manière des embaumeurs de vieille-Egypte qui tirait le cerveau de pharaon, facteur de vérité, par le nez et les narines. Si la momie présidentielle, portant, placardée sur le front, sa
nationale constitution, animée par un souffle mondial ou plutôt irriguée par la mondialisation financière, réitère sa volonté d'aller de l'avant, plus vite, plus fort, en surmontant ses
erreurs, l'erreur majeure, étant, dans les replis de son esprit malin, de manifester et de
faire grève contre l'escroquerie aux retraites, c'est qu'elle a sa propre niche, une niche énorme: l'état des classes capitalistes et sa ribambelle
d'agents pondus dans toutes les couches et classes sociales. Grosse effusion fiscale. Tous espèrent qu'après ça, ce travail en blanc, médiatique, qui, comme ils le prétendent, avec une
effronterie nonpareille, enrichit l'avenir, leur monde, de tricolore et folklorique qu'il était, se transformera, comme au premier 14 juillet, en explosion de joie réellement populaire. Une
fumisterie qui s'est entichée de réformisme. Son programme: ne pas faire fuir les capitaux. Ouvrir les robinets du crédit. Séduire les
investisseurs. Le réalisme présidentiel, debout dans son bain, gratte, gratte sa haute idée de la politique. Et, en 2012, il faudrait
bazarder ce poupon, mais pas son eau miraculeuse. Le parti contre la paralysie sociale en a bu, promis, juré, craché, ça marche!


 


Âme de boue, cadavre galvanisé, sauve-toi, toi-même!


 


Nous n'avons pas besoin de président!


Ni de partis de gouvernement!



Rejane 23/11/2010 19:58



Bonsoir Claude ,


 


J'ai aussi des réponses !!!! mais alors il valait mieux de pas appeler à cette manif , c'est franchement la manif de trop ce jour là!!!!


 


Le syndicalisme et le militantisme à beaucoup changé , je me fais vieille  et moi un tel changement c'est impossible pour moi......agir avec une telle désinvolture  , non je ne comprend
pas!


 


Arriver devant chez Delphi et se retrouver là avec des salariés dans l'entreprise  qui restent presque  invisible , je n'avais pas imaginé 5 mn que c'était possible mais j'ai surement
pas COMPRIS.


 


Je ne regrette pas le déplacement c'est pour moi un geste de solidarité mais franchement ...........


 


Bonne soirée


 


Réjane



Claude 23/11/2010 19:00



Comme je te comprends Réjane, et crois-moi, j'admire ton courage.


Moi j'ai choisi de rester dans ma vallée, car je me doutais que la mobilisation était morte et que même les
salariés de Delphi n'auraient pas bougé.


À qui la faute ? j'ai des réponses que je préfère ne pas exprimer sur ce blog.


 



Réjane 23/11/2010 18:38



Très peu de monde à cette manif  300 à 400 personnes maxi , environ 2 km en pleine nature donc sans aucune gêne) pour se retrouver devant chez Delphi


 


Puis rien ! juste une prise de parole , j'espérais voir sortir les salariés qui étaient dans l'usine et bien non!!!! C'est vraiment surprenant moi j'ai du mal à comprendre, c'est décourageant de
traverser le département pour voir une telle situation.......


 


Réjane