LENOIR ET MERNIER - LCAB

Un peu d'histoire pour ne pas oublier

25 Avril 2013, 15:09pm

Publié par LENOIR ET MERNIER - LCAB

F.A.V.-L.C.A.B.

La société L.C.A.B a été créée en 1920 par le regroupement de trois ateliers de BOGNY sur MEUSE aux activités complémentaires : Laurent COLAS et Autier BALTEAU (LCAB), possédants des ateliers de forge spécialisés dans le matériel de carrosserie hippomobile et l'usine des quatre fils Aymon, une boulonnerie située dans le quartier de LEVREZY.

En 1954, la société L.C.A.B devient F.A.V.-L.C.A.B.

Il s'agit du regroupement des Forges et Atelier de la VEZOUZE (F.A.V) situés à CROISMARE (54 près de LUNÉVILLE) et des usines métallurgiques L.C.A.B. situées à BOGNY sur MEUSE(08).

F.A.V est une société fondée en 1937 à la suite du transfert des activités des établissements CHOLLET-LEFEVBRE de LUNÉVILLE à CROISMARE; et spécialisée dans les ferrures d'armement des lignes électriques.

La prise de contrôle en 1954 de L.C.A.B. par F.A.V. va être déterminant pour l'avenir de la société.

En effet à une période où l'activité liée à la carrosserie hippomobile est en baisse pour L.C.A.B., celle-ci n'a pas su prendre le virage de l'automobile, or l'activité des armements est en plein essor: on assiste à un développement considérable du réseau électrique en France à partir des années 60.

En 2003, F.A.V.-L.C.A.B.  devenue entre-temps AFFIXA (groupe d'Arçonnerie française) intègre le groupe LENOIR et MERNIER suite à une liquidation et reprend le nom de F.A.V.-L.C.A.B.

En février 2008, l'entreprise fut liquidée à cause des agissements malhonnêtes d'un patron voyou, entraînant dans sa chute plusieurs filiales dont la société JAYOT de GESPUNSART

Dès mars 2008, d'anciens salariés des deux sociétés, à l'initiative des délégués LENOIR et MERNIER, décident de créer une SCOP (Société de Coopérative Ouvrière de Production).

26 anciens salariés devenus actionnaires de leur outil de travail redémarrent les activités de Forge et d'estampage.

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Régis MEO et Jean-Paul MAYETTE les deux dirigents de la société. Merci au site JAYOT-LCAB pour les informations

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Lenoir et Mernier-LCAB 27/04/2013 15:00


Le Conseil général
des Ardennes saisit Matignon en faveur des ex-salariés d'Ardennes Forge


Le Conseil général sollicite auprès des
autorités concernées un traitement équitable et humain de la situation des ex-salariés d'Ardennes Forge.
Les élus du Conseil général ont ainsi pris ce matin une délibération pour saisir le Premier Ministre, ainsi que le directeur de l'UNEDIC, afin qu'il soit renoncé aux
poursuites envisagées à l'encontre des 47 ex-salariés d'Ardennes Forge et que les remboursements exigés soient annulés.
En effet, leur situation sociale et financière est préoccupante depuis la liquidation, le 22 juin 2008, de leur entreprise Ardennes Forge, implantée à
Nouzonville.
Celle-ci succédait à la Société Thomé Génot, elle-même liquidée en octobre 2006, entraînant du même coup un profond traumatisme social pour les 47 salariés
licenciés.
Le 9 avril 2010, le Conseil de prud'hommes, à l'issue de sa 7ème audience sur ce dossier, a accordé aux salariés précités, avec exécution provisoire, 900 000 euros
de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation de reclassement et aux règles du Contrat de Transition Professionnelle (CTP).
L'UNEDIC, redevable de ces dommages et intérêts au titre de l'Association de Garantie des Salaires (AGS), a interjeté appel de cette décision le 21 mai 2010 et a
sollicité une suspension provisoire de l'exécution de celle-ci dans l'attente du jugement en appel.
Le 11 juin 2010, le Premier Président de la Cour d'Appel de Reims a rejeté le sursis à exécution et l'AGS a donc procédé au paiement des sommes dues à chacun des
salariés.
Le 30 mai 2012, la Cour d'Appel de Reims a finalement décidé de débouter les ex-salariés d'Ardennes Forge de leur demande de dommages et intérêts pour travail
dissimulé (remboursement intégral des sommes perçues) ainsi que pour les dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (remboursement recalculé en fonction de l'ancienneté
dans l'entreprise).
Ces décisions aboutissent à une réduction de près de 73 % des indemnités fixées par le Conseil de prud'hommes de Charleville-Mézières et perçues par les ex-salariés
d'Ardennes Forge (les montants à rembourser varient entre 12 000 et 20 000 euros selon les situations).
Victimes, il y a plus de 6 ans, d'employeurs non respectueux de la réglementation du droit du travail et dont les dérives de comportement font encore aujourd'hui
l'objet de procédures judiciaires à leur encontre, ces ouvriers ne peuvent supporter cette décision de justice qui les place dans une situation financière et sociale inacceptable, au regard des
préjudices qu'ils ont subis.